Prix de la Ville de Lausanne : une si belle histoire de famille

Lausanne
  • Vendredi 21 Juin 2019
  • 20:00Sport
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En 1976, à Bromont, Marcel Rozier remportait la médaille d’or des Jeux olympiques de Montréal. Quarante ans plus tard exactement, son fils Philippe décrochait à son tour une médaille du même métal à Rio. Vendredi soir, au Longines Masters de Lausanne, devant les hauts représentants des institutions sportives et de la Ville de Lausanne, dont Grégoire Junot, Syndic de la Ville, Thomas Bach, Président du CIO et Ingmar de Vos Président de la FEI, les deux fils de Marcel, Philippe et Thierry réalisaient un fabuleux et rare doublé. Les Rozier et l’olympisme, c’est décidément une belle histoire d’amour.

Un duel assez inédit entre les deux frères où l’ainé a finalement eu le dessus : « C’est une victoire très spéciale pour moi, car Rahotep de Toscane revient d’un an et demi compliqué suite à une blessure, c’est le premier cinq étoiles auquel il participe depuis 2017. De plus, nous sommes le dernier couple victorieux des Jeux Olympiques de Rio de 2016 à toujours concourir ensemble, c’est très important pour moi. L’histoire est belle, le scénario est parfait. C’est la première fois que nous nous retrouvons tous les deux, Thierry et moi, sur les plus hautes marches d’un podium de cinq étoiles, voire même d’un concours international tout court ! Je suis très content de partager ce podium avec lui ! » Thierry n’était pas moins heureux, évidemment : « Je suis ravi. Philippe a gagné du temps sur le milieu du barrage, dans la courbe très serrée entre le vertical et l’oxer. Ça se joue à très peu, et je suis vraiment ravi pour lui, c’est un très beau retour pour Rahotep et lui. Je suis très content de partager le podium avec Philippe, on préfère bien évidemment garder ça en famille, en plus sur les deux plus belles marches ! (rires) Vénézia d’Écaussines (élevée par Christophe Ameeuw le président et fondateur de ces Longines Masters - Ndlr) va très bien, je fais très attention à la garder en bonne condition car c’est ma seule jument de tête. Je n’étais pas sûr de courir le barrage, et puis, finalement, je me suis laissé tenter, c’était une bonne idée de l’avoir fait, elle a très bien sauté ! » Et la conclusion ne pouvait pas être plus belle.

Thomas Bach, a savouré ce spectacle offert par les deux frères Rozier : « C’était du beau sport, dans une belle atmosphère que la pluie n’a pas gâchée. J’ai pris du plaisir devant un événement sportif extraordinaire avec cette vue magique sur le Lac Léman. Cette victoire d’un Champion olympique dans cette ville est quelque chose de fortement symbolique et d’ailleurs le sujet de conversation que j’ai eu avec Philippe lors de la remise des prix était Tokyo où l’on s’est donné rendez-vous dans treize mois espère-t-il ».

Cette épreuve portait le nom de la Ville de Lausanne où se tient cette première édition du Longines Masters suisse, Grégoire Junod découvrait ce soir les sports équestres : « C’était un très beau spectacle, une belle organisation et une bonne ambiance, c’était magnifique. C’est une discipline que je ne connaissais pas et j’étais ravi de découvrir cela ce soir, c’est très beau. On comprend que c’est une histoire de complicité entre un homme et un cheval et c’est très impressionnant ».

Après une telle soirée, le cheval et les sports équestres ont donc marqué un point important face à un tel parterre et pour ceux qui se demandent encore si l’équitation aura toujours sa place dans le programme olympique, le président Thomas Bach s’est montré particulièrement rassurant : « Ce soir beaucoup de membres du CIO étaient présents et ils ont apprécié ce sport équestre, et je dois dire que la FEI, sous la présidence de mon ami, le président Ingmar De Vos,  a fait de grands progrès pour moderniser les sports équestres. Vous pouvez vous détendre et vous réjouir : il y aura bien toujours des épreuves équestres dans cinq ans à Paris… dans un autre lieu magnifique, il me semble » !